vendredi 10 juillet 2009
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À la une
 
 
181 - Juin 2009
 

- LES BRÈVES DE LA FRANÇAFRIQUE

  • Le FMI, enfin lucide ?
  • « La liberté, c’est l’esclavage ! »
  • Une bombe à retardement
  • Tout est possible, surtout le pire
  • Indignation sélective
  • Des avions à tout faire – Domaine (p)réservé
  • L’aide française en question
  • Un signal pour Sarko

- La coopération militaire change de nom, pas de logique
La coopération militaire française englobe désormais le soutien aux forces civiles de maintien de l’ordre. Une reconnaissance officielle de son savoir-faire en matière de répression ?

- FRANCE IMMIGRATION
Les Dupond et Dupont de la politique
Huit associations ont appelé les députés français à rejeter des accords relatifs « à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement”.

- FRANCE AFRIQUE
Trois siècles de domination économique
Depuis le début de la colonisation, il y a eu association étroite entre la haute administration française et l’oligarchie financière. C’est plus que jamais ce schéma qui gouverne la politique de la France.

- MAURITANIE
Situation pré-électorale explosive
Comment le général Abdel Aziz cherche à légitimer son coup d’État avec l’aide de la France, au risque de provoquer de graves troubles.

- CÔTE D’IVOIRE
Dans les méandres de l’affaire Kieffer
Depuis cinq ans, les uns pointent du doigt la présidence ivoirienne tandis que d’autres désignent une piste française.

- CAMEROUN
Lettre ouverte à Sarkozy
Extrait de la « Lettre de réforme » adressée à Sarkozy par un citoyen camerounais.

- BURKINA FASO
Or blanc et piège biotechnologique
Géocoton, directement impliquée dans le développement du coton transgénique avec l’appui indirect de l’Agence française de développement (AFD).

- A VOIR
Katanga Business, fi lm militant malgré lui ?
Le dernier film documentaire du réalisateur de « Mobutu, roi du Zaïre ».

Billets d’Afrique et d’ailleurs est une lettre d’information mensuelle publiée par l’association Survie.
Disponible sur abonnement en version papier dès sa sortie, le bulletin est mis en ligne dans son intégralité deux mois après sa publication.
 
Ruée sur l'Afrique
 

L’Histoire a son éloquence propre, en dépit de tout ce qu’on essaie de lui faire dire de contraire à l’évidence. Nous assistons à la troisième grande ruée sur l’Afrique, inépuisable réservoir de puissance. Il y a eu d’abord, du XVIe au XIXe siècle, la grande déportation, unique dans l’histoire des peuples, de la traite et de l’esclavage en Amérique, ce dont témoigne suffi samment la masse de la population afroaméricaine du nouveau monde. « Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique pour s’en servir à défricher tant de terres », constate froidement Montesquieu.

Puis il y a eu le grand partage du traité de Berlin en 1885, qui a assigné aux puissances européennes chacune son morceau d’Afrique, devenue source de denrées agricoles exotiques, de minerais divers autant que précieux et surtout d’énergie fossile, indispensable aliment du mode de vie actuel. La France est la seule qui ait réussi jusqu’à présent, à maintenir sous sa domination politique, économique et militaire son domaine colonial. C’est la Françafrique, dont on a annoncé mille fois le décès et qui donne cependant toujours des signes manifestes d’existence.

La troisième période de l’exploitation voit se concentrer aujourd’hui sur l’Afrique la faim des matières premières qui nourrissent les grands pays du monde. L’Amérique et l’Asie viennent maintenant prendre leur part du gâteau africain. Les forestiers et les compagnies minières du monde entier se pressent pour avoir un bout de territoire à exploiter. Cette nouvelle colonisation prospère sur les structures mises en place par la précédente : impotence des États qui sont gangrenés par la corruption, gouvernement par la fraude et la violence des oligarchies qui bradent les richesses du patrimoine national au bénéfi ce partagé entre elles et les multinationales étrangères, déchaînement des guerres civiles entre les clans qui veulent contrôler les territoires, appuyés eux-mêmes sur les rivalités des puissances mondiales dans leur course aux matières premières. Le tableau est apocalyptique.

Mais, quand on parle de remède dans la bonne gouvernance, il faut dire où est la véritable mauvaise gouvernance à laquelle il faut impérativement remédier. C’est celle des maîtres du jeu que sont les organisations internationales et les sociétés multinationales dont la coexistence montre sa malfaisance particulièrement en Afrique, où les gouvernants ne sont que leurs fondés de pouvoir. Territoire d’élection, depuis si longtemps, de la domination étrangère, l’Afrique est la preuve agonisante de la logique de dévastation qui la conduit.

Ne prenons qu’un exemple avec le cas de l’exploitation du minerai uranifère du Niger par la multinationale française Areva, ex-Cogema. On vient d’inaugurer en grande pompe la plus importante exploitation d’Afrique à Imouraren au Niger.

Selon Areva, « cette exploitation permettra au Niger de doubler sa production d’uranium actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs ».

Cette affirmation est grossièrement mensongère puisque le Niger ne produit pas une once d’uranium mais seulement du yellowcake, produit semi-raffi né. En fait, c’est la France qui est le deuxième producteur mondial d’uranium alors qu’elle ne possède qu’une infime quantité de minerai uranifère sur son sol. En trente ans d’exploitation Cogema-Areva est devenu l’un des premiers groupes mondiaux, affi chant des bénéfices impressionnants. Dans le même temps, le Niger se traîne dans les derniers rangs en terme de revenu par habitant, 154e sur 163 pays. Cherchez l’erreur !

 
 
Brèves d'Afrique et d'ailleurs

juin 2009 : Fillon, droit dans ses bottes

 

C’est avec tout l’aplomb qu’on lui connaît et surtout bien cornaqué par l’Élysée que François Fillon a effectué au Cameroun sa première visite en Afrique. Il a plaidé pour une nouvelle relation France-Afrique, toujours « fondée sur la vieille amitié qui nous unit » mais « débarrassée des scories du passé ». « Nous voulons sortir des malentendus, des clichés, des caricatures ». Un discours toujours rabâché, deux ans après l’élection de son patron.

Le Tchad ? « Chacun voit bien que la solution des problèmes du Tchad ne sont pas au Tchad. Elle se trouve au Soudan, elle se trouve dans le règlement des conflits qui affectent le Soudan et ses voisins », a-t-il répondu aux étudiants de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) à Yaoundé. Ceux-ci voyaient tout autant la responsabilité de la France dans la situation tchadienne. Ce à quoi, Fillon a répondu que « le président Nicolas Sarkozy et lui ne voulaient pas qu’elles [les forces françaises] jouent de rôle dans la politique intérieure du Tchad », « C’est la raison pour laquelle ces forces armées ne sont pas intervenues lors de la crise qui vient d’avoir lieu au Tchad, et qui a vu la victoire armées tchadiennes sur les forces rebelles ». Pas même un peu de renseignement au profit de l’armée tchadienne ?

 

juin 2009 : Fillon, méprisant

 
« Je pense que le discours de Dakar a été mal lu par un certain nombre d’observateurs qui en ont extrait une phrase et qui ont essayé (…) de donner avec cette phrase la couleur d’un discours qui était très différent », a déclaré François Fillon au cours du même voyage. Invitant à « relire » ce texte, il a assuré qu’il s’agissait d’un « discours qui propose enfin à l’Afrique un vrai partenariat ». Depuis deux ans, les officiels français en voyage sur le continent, traînent comme un boulet le discours de Sarko à Dakar. L’indignation qu’il suscite encore mérite mieux que l’argumentation très limitée de François Fillon.
 

juin 2009 : L’aide française en question

 
La France vient de faire au Gabon un don de 700 000 euros (459 millions de FCFA) pour préparer des projets de l’Agence française de développement (AFD) dans le pays. Le don permettra la mise en place d’un « nouveau Fonds d’expertise et de renforcement des capacités (FERC) », selon l’ambassade de France à Libreville. Il financera des études de faisabilité d’infrastructures, notamment un barrage hydroélectrique dans la région de l’Estuaire qui abrite Libreville. L’intervention de l’AFD au Gabon a doublé ces trois dernières années, atteignant près de 110 milliards de FCFA (167 millions). Est-ce si étonnant de voir une économie pétrolière comme celle du Gabon ne pas être capable de financer des études de faisabilité ?
 

juin 2009 : Un signal pour Sarko

 
C’est un vieux souhait de Nicolas Sarkozy qui vient d’être satisfait au Togo avec la mise à l’écart du groupe Progosa, au profit d’un autre opérateur portuaire et concurrent honni, Vincent Bolloré. On se souvient que Sarko s’était fait lourdement l’avocat de son ami auprès du président togolais Faure Gnassingbé quelques semaines après son élection. Le fait que Progosa, avec, à sa tête, Jacques Dupuydauby, soit un nid de chiraquien ne peut être qu’une satisfaction supplémentaire. Dans un article sur le sujet, Jeune Afrique (28 mai 2009) cite un fonctionnaire international en poste à Lomé : « On sait qu’une élection au Togo ne se joue pas sans la France. Et il vaut mieux être plus près de Nicolas Sarkozy en ce moment ».
 

juin 2009 : Domaine (p)réservé

 
« Dans le conflit qui oppose le ministre de la Défense au chef d’état-major des armées (Cema) sur ce que les technocrates appellent la « gouvernance du ministère », l’Élysée a, semble-t-il, donné raison au Cema. L’enjeu est la publication prochaine d’un décret, remplaçant celui de 2005, qui doit notamment fixer les pouvoirs du Cema. Lors d’une réunion houleuse, il y a quelques semaines, celui-ci a fait appel à l’arbitrage de la présidence de la République. Il y a environ trois semaines, l’Élysée (en clair, Claude Guéant) lui a donné raison sur l’essentiel. C’est-à-dire sur deux points : le Cema restera le patron des chefs d’états-majors d’armées (Terre, Air, Mer) et ne dépendra du ministre de la Défense que dans le cadre des attributions de celui-ci. Le lien direct entre le Cema et l’Élysée, notamment pour les opérations, est donc maintenu » (Jean-Dominique Merchet, Blog Secret Défense, 5 mai 2009). Certes, l’Élysée est maintenant contraint d’informer le parlement dans les quatre jours qui suivent une opération extérieure (hors action des forces spéciales et clandestines), mais il pourra continuer à décider des interventions sans s’embarrasser de l’avis de son gouvernement…
 

juin 2009 : Des avions à tout faire

 

Des transporteurs aériens qui ont livré des armes dans des zones de conflit en Afrique ont aussi convoyé de l’aide humanitaire dans ces régions, selon une étude publiée, le 12 mai à Stockholm, par l’Institut international de recherche pour la paix (SIPRI). Le SIPRI affirme que 90% des compagnies aériennes identifiées dans du trafic d’armes ont été utilisées pour de l’aide humanitaire par des agences des Nations-unies, des pays membres de l’UE et de l’OTAN et d’importantes ONG. Il cite des compagnies africaines mêlées à du trafic d’armes : Astral aviation, African International Airlines et Trans Attico, une compagnie enregistrée au Soudan. Plusieurs sociétés de sécurité privées américaines ont utilisé des transporteurs aériens et affrété des appareils « impliqués dans du trafic d’armes au profit de milices qualifiées par le gouvernement américain de terroristes ».

Ainsi, la société Dyncorp, qui fournit au gouvernement américain une assistance en matière de sécurité, est citée dans ce rapport comme ayant utilisé la compagnie Aerolift, accusée en 2006 par le Conseil de sécurité d’être impliquée dans du commerce d’armes en faveur d’une milice islamiste du sud de la Somalie, le groupe Al-Shahab. Le rapport du SIPRI ajoute que des transporteurs aériens impliqués dans des opérations de maintien de la paix et d’aide humanitaire ont aussi contribué à transporter des matières « sensibles en zones de conflit comme de la cocaïne, des diamants, des métaux précieux. »

 

juin 2009 : Tchad : indignation sélective

 
En bon chef de guerre, Idriss Déby ne rate jamais une occasion de mettre en scène ses victoires militaires. Le 20 mai, il a ainsi exhibé une centaine de prisonniers, dont des enfants, capturés lors de l’offensive rebelle début mai. Une scène d’un autre âge sur la place de l’Indépendance à N’Djamena où une délégation de diplomates étrangers avait fait le déplacement. Les prisonniers, dont beaucoup âgés d’une quinzaine d’années, ont été amenés à bord de trois camions et montrés à la foule provoquant cette réaction de l’ambassadeur de France : « Ce qui me touche particulièrement, ce sont les enfants qui ont été recrutés et qu’on envoie au combat pour se faire tuer. C’est scandaleux ! ». Bruno Foucher aurait pu aussi s’abstenir de participer à cette exhibition d’autant que l’armée nationale tchadienne n’est pas en reste dans l’enrôlement forcé d’enfants. Six rapports consécutifs du secrétaire général au Conseil de sécurité mentionnent le Tchad parmi les pays pratiquant le recrutement et l´utilisation d´enfants-soldats. Ce qui est scandaleux pour l’un ne l’est donc pas pour un ami de la France ?
 

juin 2009 : Tout est possible, surtout le pire

 
« Ensemble, tout est possible ». Ça vous rappelle quelque chose ? C’est le slogan du site http://denisassou.com/, qui soutient la candidature de Denis Sassou Nguesso à la prochaine élection présidentielle congolaise. Mais où va-t-il chercher tout ça ? En tout cas, pour une fois, on ne pourra pas l’accuser de mensonge : tout est possible. Mais c’est malheureusement le pire.
 

juin 2009 : Une bombe à retardement

 

Le revenu par habitant en Afrique, déjà si faible, sera en baisse en 2009, pour la première fois depuis 1994. C’est la conclusion de la table ronde organisée le 19 mai à Dakar par la Banque africaine de développement (BAD). Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a également indiqué que cette baisse touchera aussi bien « les économies riches en pétrole et minerais que les pays dépendant de leurs exportations agricoles ». A supposer, bien sûr, que les revenus des industries extractives soient redistribués et non pas détournés au profit de gouvernants avides.

Cette réunion était consacrée aux effets de la crise mondiale sur l’Afrique et au cours de laquelle circulait un document intitulé : « L’Afrique et la crise économique mondiale, stratégies pour préserver les fondements de la croissance à long terme ». On pouvait y lire que « le pire est peut-être à venir » car « il apparaît que même le taux de croissance modeste de 2,8% (pour l’Afrique en 2009) aurait été optimiste ». Mais c’est encore trop optimiste à la lecture du rapport annuel d’Amnesty International : « La crise économique est aussi une crise des droits humains : le monde est assis sur une bombe à retardement sociale, politique et économique ».

 

juin 2009 : Le FMI enfin lucide ?

 

« Tous les pays doivent donner la priorité à un renforcement bien conçu de leurs filets de sécurité sociaux, ou au moins à les protéger des coupes ». Une déclaration du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, le 19 mai dernier, devant les ambassadeurs africains à Washington qui ne manque pas de sel quand on sait que l’institution a participé activement, dans les années 90, au démantèlement des services publics sous couvert d’ajustements structurels.

« C’est vital si l’on veut protéger les plus vulnérables des ravages de la crise », « les enjeux en Afrique sont plus élevés qu’ailleurs dans la mesure où la proportion de personnes vulnérables y est forte » a-t-il ajouté comme une lapalissade. Dominique Strauss-Kahn a aussi conseillé aux gouvernements africains de prendre des mesures de relance fiscale et monétaire pour empêcher la crise d’augmenter la auvreté. Mais comment donc financer la protection sociale en abaissant des recettes fiscales déjà bien ridicules ? Et depuis quand les pays de la zone franc ont-ils un quelconque pouvoir en matière de politique monétaire ?.

 
 
 
Actu du site

Octobre 2008 : Migration

 

Bonsoir à tous

Pour les 15 ans de Billets d’Afrique, le site vient de subir une petite révolution. Le voilà désormais migré en SPIP 1.9.2.

Comme ce genre d’opération n’est pas sans risque, merci de nous signaler tout dysfonctionnement en nous contactant par mail : billetsdafrique@survie.org

Au registre des nouveautés, je vous invite a essayer la recherche avancée, une exclusivité Billets d’Afrique vous permettant de lancer des recherches multi-critères en sélectionnant un ou plusieurs mots clés dans chaque catégorie.

bonne lecture

 

Octobre 2008 : Billets d’aujourd’hui et d’antan

 
Enfin ! Retrouvez dès aujourd’hui l’intégralité des numéros de Billets d’Afrique et d’ailleurs en pdf depuis sa création en Septembre 1993. 15 ans déja..
 

Juillet 2008 : Billets se refait un nom

 

Comme vous l’avez peut être déjà constaté, Billets d’Afrique et d’ailleurs a changé de nom de domaine. Exit billetsdafrique.info, vive billetsdafrique.survie.org.

L’ancien nom de domaine existe encore pour l’instant et est redirigé automatiquement vers le nouveau domaine. Quoi qu’il en soit, nous vous invitons dès à présent à modifier vos marque-pages et autres liens vers le site, pour le jour où billetsdafrique.info disparaitra.

Ce changement de nom de domaine est également lié à un changement d’hébergeur. N’hésitez pas a nous faire part de tout dysfonctionnement constaté sur le nouveau site.

Bonne lecture.

 

Mai 2008 : avis aux lecteurs

 

Avis aux lecteurs de Billets d’Afrique :

Votre lettre d’info préférée a été victime d’un accident d’imprimerie. La tribune de Patrice Nganang, page 2 et 3 du numéro de mai a été amputé de 5 lignes. Il s’agirait d’un bug informatique chez notre imprimeur…. Vous retrouverez donc l’intégralité de cette Tribune sur billletsdafrique.info, très prochainement !

 

Mars 2008 : Peau neuve

 

A l’annonce du printemps, les arbres bourgeonnent, les oiseaux gazouillent et Billetsdafrique.info fait sa mue. Le voila désormais paré aux nouvelles couleurs de la version papier. Nous espérons que cela améliorera aussi la lisibilité du site.

Le revers de la médaille est que nous avons pris un peu de retard sur le calendrier des mises en ligne que nous allons tâcher de combler au plus vite. Vous pouvez d’ores et déjà télécharger les billets de décembre 2007 et janvier 2008 au format pdf en attendant la version article par article.

Billetsdafrique.info est géré par une équipe de bénévoles de l’association Survie toujours en quête de nouvelles têtes (en l’occurrence de nouvelles mains) alors si vous êtes un accroc du copier-coller, un chantre de la souris, un virtuose du clavier ou tout simplement de participer vous prend l’envie , vous pouvez prendre contact avec survie : contact(at)survie.org

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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